العطاء

يقول الله عز وجل: “لَن تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّىٰ تُنفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ”.
المعطي؛ اسم من أسماء الله الحسنى، ويروى أنّ رسول الله (ص) ما سأله أحد شيئًا إلّا وأعطاه.

للعطاء أنواع عدّة، ففي بعض الأحيان يكون المُعطَى علمًا أو مالًا أو جاهًا أو دمًا أو جهدًا أو وقتًا.  فالسلوك الإنساني والتعاطف مع الآخر وإعطائه الوقت لسماع شكواه ومساعدته هو عطاء سامٍ، ولو لم يتضمن منفعة مادية. فالابتسامة عطاء للآخرين وقد تتفوق في بعض الأحيان على العطاء المادي.

شاركْتُ في تحدي سكون وسلامالمتمثل بالتخلي كل يوم عن ثلاثة أشياء من خزانة ملابسنا لمدة اسبوع. في البداية كان سهلًا عليّ انتقاء الأشياء لأننا كنّا ننتقل من فصل إلى فصل. وبعد مرور حوالي الثلاثة أيام، أصبحت الخيارات ضئيلة وأصبح الموضوع أصعب. أخذ مني الانتقاء وقتًا أكثر ولكني أكملت التحدي. أحببت ذلك كثيرا وأتمنى أن ينتشر العطاء والسلام في مجتمعاتنا. 

تعلمت من هذا التحدي أهمية العطاء وهو ليس التبرع بمبلغ من المال أو إعطاء ما لا نحتاجه فقط، بل هو اقتناء ما نحتاجه والتبرع بما يزيد عن حاجتنا. كما أنّ له منفعة على الصعيد النفسي، فالعطاء يبعث المشاعر الإيجابية ويقلل من النزعات السلبية. أثبتت بعض الدراسات أنّ العطاء يعزز فرزهرمون “الإندورفينمما يؤدي إلى ارتفاع المزاج. فليس أفضل من أن تعطيَ شيئًا للآخر ومن دون انتظار أيّ مقابل.

إنّ العطاء يساعد على التمييز بين الأنانية ومحبة النفس. فالأنانية تتمثل بالإجحاف في العطاء بينما محبة النفس تتجلى بالرغبة في تطويرها والسعي إلى الكمال والعيش بوعي. والتطور وبلوغ الكمال يتعزز بالعطاء. فالذي يحب نفسه يعطي الآخرين وينشر المحبة في محيطه. لذا علينا تعزيز المبادرات التي تدعو إلى العطاء وتشجيعه وذكره خلال عملنا وخلال جلسات التأمل لنصل إلى عالم يملؤه التسامح والحب والخير والتعاون

يقول أبراهام لنكون: كلما تقدّم عمرك ستكتشف أنّ لديك يدان، واحدة لمساعدة نفسك، والأخرى لمساعدة الآخرينفلنمدد أيدينا للخير. وأختم بالقول أنّ تجربتي في هذه الحياة علمتني أن العطاء هو أجمل شيءٍ في الوجود.

Les arbres et les animaux peuvent-ils faire preuve d’empathie et d’altruisme?

L’empathie fait une partie intégrante de notre nature. En fait,  nous pouvons améliorer ces qualités en entraînant notre cerveau à travers la pratique de la méditation, de la pleine conscience et la bonté aimante. Les humains sont-ils les seuls êtres capables de montrer ces traces positives de gentillesse, de compassion et d’empathie les uns envers les autres? Qu’en est-il des êtres vivants, comme les animaux et les arbres? Quelles leçons pouvons-nous apprendre en observant le monde naturel qui nous entoure?

Empathie et altruisme chez les animaux non humains 

Les êtres humains ne sont pas les seuls à développer des sentiments positifs. Dans le règne animal, nous pouvons trouver de nombreux exemples. Dans son livre « Le temps de l’empathie », le biologiste Frans De Waal nous montre d’innombrables histoires de comportement altruiste et empathique dans diverses espèces d’animaux, selon des études scientifiques de grands primates tels que les chimpanzés et les bonobos, entre autres. Ces études montrent une véritable capacité d’équité et de réciprocité; aussi, à quel point ces espèces se soucient de leurs pairs et sont disposées à venir à leurs aides, même en mettant parfois leur propre vie en danger.

Certains comportements étudiés chez les chimpanzés par exemple, montrent aussi comment ces traits de l’empathie et la compassion sont ceux qui maintiennent la cohésion sociale et l’harmonie dans les groupes. Ainsi, les les hommes et les femmes qui occupent les postes hiérarchiques les plus élevés peuvent avoir un rôle clé dans la résolution des conflits au niveau des groupes. Ils interviennent souvent lorsque des différends entre les membres commencent à devenir plus agressif. Ils arrivent à aider par la médiation et la réconciliation. Ces individus sont donc extrêmement importants pour maintenir la paix et la survie des membres de leurs groupes.

Image : Selvan Tamilman, sur Unsplash

Mais qu’en est-il des plantes? – “The Wood Wide Web”

L’empathie est un trait ancestral qui caractérise les animaux et, récemment nous commençons à découvrir que les plantes aussi possède cette faculté. Des études conduites par Suzanne Simard, chercheuse et professeure à l’Université de la Colombie-Britannique, qui a passé plus de 30 ans à étudier la communication entre les arbres, raconte: «dans des forêts tempérées nous montrent comment les arbres ont un système de communication complexe dans le sol à travers leurs racines qui s’étend même sur des kilomètres dans la forêt, comme s’il s’agissait d’un immense « internet » souterrain secret. Ce réseau est appelez “large réseau en bois” ou en anglais, “Wood Wide Web”. Ce système de réseaux de communication et d’échange d’information est vraiment brillant: il est appelé «mycorhize» et se compose de la relation étroite entre les racines des arbres avec un champignon qui pousse autour d’eux. Ces mycorhizes favorisent la communication entre un arbre et un autre, leur permettant même de distinguer entre ceux qui sont leurs parents directs et ceux qui ne le sont pas.

Ce système de communication est si complet et efficace qu’il aide considérablement la survie des arbres, a travers des actions coordonnées dans des situations d’urgences et en montrant une solidarité remarquable. Ainsi, ces réseaux souterrains entre les racines des arbres et les champignons leur permettent de transférer des nutriments, de partager des informations sur les dangers comme les ravageurs, et aussi d’attaquer des plantes envahissantes ou des animaux prédateurs. Quand un arbre se sent menacé par des parasites (de l’attaque des insectes, par exemple) ou d’autres plantes comme les mauvaises herbes, il déclenche un signal pour les autres arbres et une «barrière» est réalisée sous la forme de substances volatiles qui modifient la production de protéines, donnant aux feuilles un goût désagréable.

Solidarité dans le règne végétal

Image: Wood Wide Web par “Hiking Artist”.

D’un autre côté, les arbres plus gros (appelés «Hubs» ou « arbres-mère») donnent une partie de leurs nutriments aux plus petits, étant chargés de favoriser et de protéger leur bonne croissance. Mais cette aide ne se produit pas seulement entre des parents de la même espèce, mais entre plusieurs espèces interdépendantes, ce qui serait des signes de solidarité entre les plantes.

Au suget, Suzanne Simard raconte: «Nous savons tous que nous privilégions nos propres enfants, et je me demandais si le cèdre pouvait reconnaître sa propre espèce. Alors nous avons commencé une expérience: on a planté des arbres-mère de cèdre avec des muettes « familières» (lié à l’arbre-mère) et d’autres non « familières». Dans tous les cas,  les arbres-mères on reconnus leurs descendants, et les ont favorisée en leurs donnant des réseaux mycorhiziens plus grands, en leur envoyant plus de carbone sous terre; et ont même réduit la concurrence de ses propres racines pour créer un meilleur cadre pour ses « enfants ». Lorsque les arbres-mères étaient blessés ou en train de mourir, ils ont envoyé aussi des messages de sagesse à la prochaine génération de jeunes plantes. En définitif, on peut conclure que les arbres ont aussi la capacité de se parler entre eux.

Image en vedette:  Valeriy Andrushko sur Unsplash.

Can Trees and Animals Show Empathy and Altruism?

Empathy is a genuine part of our own nature. Moreover, we can improve this quality by training our brain through the practice of focused meditation, mindfulness and loving kindness. But, are humans the only beings capable of showing these positive traits of kindness, compassion and empathy towards our fellows? What about other living beings, like animals and trees? Which lessons can we learn by observing the natural world around us?

Empathy and altruism in non-human animals

Photo credits: Zanna Clay

The answer is, we are not unique in this, and by observing the natural world we can find many examples. In the book The Age of Empathy, biologist Frans De Waal shows innumerable evidences of altruistic and empathetic behaviours in various species of animals, mostly based on his own scientific studies of great primates, such as chimpanzees, bonobos and capuchins. These studies show how they have a true capacity for fairness, and reciprocity; they care about their peers and are willing to help each other, in some cases even risking their own lives to do so. 

In the case of chimpanzees, for example, these traits of empathy and compassion have a determining role in maintaining the cohesion and social harmony of the group. Thus, males or females occupying the highest hierarchical positions can have the key roles in resolving conflicts, often intervening when disputes between the members of their group become more aggressive and helping to mediate reconciliation. As a consequence, these individuals on top of the chimpanzee social hierarchy, are extremely important in sustaining the peace and survival of the members of their groups.

But, what about plants? – The Wood Wide Web

Wood Wide Web by “Hiking Artist”

It’s been recently discovered that empathy, as an ancestral trait, characterizes not only animals, but also plants. Studies conducted by Suzanne Simard, who has spent more than 30 years studying communication among trees in temperate forests, have shown how trees have an intricate system of communication in the soil through their roots, that extend even for kilometres in the forest, as if it was an immense underground secret “internet”. This system of communication and exchange of information through a network is called Wood Wide Web and consists of mycorrhizas. The word mycorrhiza describes the mutually-beneficial relationships that plants have, in which the fungi colonize the roots of plants. The mycorrhizae connect plants that may be widely separated. This network promotes communication between one tree and another, even allowing them to distinguish between those who are their direct relatives and those who are not.

This communication system is so complete and effective that it considerably helps the survival of the trees, allowing coordinated actions in case of emergencies which lead to a remarkable solidarity between individuals. Thus, this underground network between roots and fungi allow them to transfer nutrients, share information about hazards such as pests, and also allow them to attack invasive plants or predatory animals. When a tree feels threatened by a pest (insect attacks, for example) or by other plants such as weeds, it sends a signal to other trees to produce a protective barrier in the form of volatile substances that modify the production of proteins, giving the leaves an unpleasant taste.

Solidarity in the vegetal kingdom

Photo by Ryan Wan on Unsplash

On the other hand, larger trees (called Hubs or Mother Trees) give part of their nutrients to the smallest, favoring and protecting their growth. But this help does not only happen between relatives of the same species, but also between different species that are interdependent, which would be signs of solidarity in the vegetal kingdom. Regarding this, researcher Suzanne Simard stated: “We all know that we favor our own children, and I wondered if cedar trees could recognise seedlings from its own species. So, we started our experiment by growing mother trees along with “kin” seedlings and “foreign” seedlings. As a result we evidenced that they do recognise their relatives, but not only that: mother trees colonised their “kin” seedlings with larger mycorrhizal networks, sent them more carbon underground, and even reduced the competition of their own roots to give more space to these seedlings to grow. So, mother trees created a frame for their children in order to secure their survival. In other words, we found that trees can really speak.”

Featured image: credits 

 

Can We Train Our Brain for More Empathy and Compassion?

We often hear that we have come to this world only to fight for our own interests and individual survival. But is this true or could it be possible that as human beings we have the compassion that moves us to worry about others as an instinctive characteristic? These are the questions widely discussed in various contexts of our society. 

In general, we live in a society that promotes competitiveness, individuality and a struggle fostering a misinterpretation of Darwin’s Law of Natural Selection: survival of the fittest. The artificial environments existing in large cities and accompanied by technological advancements have been favouring this competitiveness, largely fostered by the dominant political-economic system. This substitution for individual economic survival makes the empathetic, cooperative and altruistic spirit disappear that should instead lead us – as a society – on a more natural path.

We are altruistic by nature

Empathy is nothing but the ability to be in resonance with the feelings of another person. It is the ability to identify and understand the situation of the other, putting ourselves “in their shoes” and seeing things no longer from our own perspective, but from the viewpoint of the other. Being empathetic helps us understand why or how others react to certain situations, which in turn gives us useful information about how we deal with people. Empathy is an extremely positive characteristic to have, since it can help create better relationships and a more peaceful and harmonious world.

The biologist Frans De Waal in his book The Time of Empathy shows us how empathy and altruism arise in humans and animals. For example, it has been scientifically proved that human beings evolve in a group, not individually like other species do. In the following text, I will present evidence from the analysis of the behaviour of great primates, such as chimpanzees, bonobos and Capuchin monkeys, as well as dolphins and elephants, which show that many animals are concerned about their peers and are willing to help them, in some cases even risking their lives. Thus, empathy is an ancestral trait that characterises animals and men, which contradicts the sombre vision of human nature proposed by some (as noted by the famous psychologist Sigmund Freud).

Is empathetic brain predetermined?

Nowadays evolution and the natural world show us that the condition of empathy and altruism towards others is something that is a part of our own nature. However, it is undeniable that some people have a greater capacity than others for expressing these traits and putting them into practice. So, is it that some of these skills are fixed and predetermined or can we develop and improve them throughout our lives?

From the neuro-physiological point of view, empathy is the ability to be in neural resonance with the feelings of another person. Studies carried out by the renowned Max Planck Institute in Germany have showed that some of the autonomous (unconscious) processes of our body undergo changes when a person “comes into resonance” with another. Examples of this are the fact that our eye pupils dilate or contract, our temperature increases and the rhythm of our breathing can be altered, among several others.

The responsible part of the brain for this is called right supramarginal gyrus, and is a part of the cerebral cortex that is located approximately at the junction of the parietal, temporal and frontal lobes. When this region of the brain does not function properly, or when we have to make particularly rapid decisions, our empathetic capacity and compassion are drastically reduced, as researchers have found. This area of ​​the brain helps us distinguish our own emotional state from that of other people, revealing something unusual: that the empathy could be actually represented by brain structures and cell populations

Because the neural circuits of our brain are malleable and can be reconnected through neuroplasticity, the tendency of empathy and compassion is not fixed. We must all practice “putting ourselves in the shoes” of another person to reinforce the neural networks that allow us connect in a positive way with the feelings and circumstances of others. Luckily, these findings provide us with an early evidence that compassion is a skill that can be trained, rather than a stable and a predetermined trait gained at birth, as previously thought. This could be applied in various areas in our society where it is necessary to improve relationships and communication skills such as, health care, education and business.

As easy as sitting down, closing your eyes and meditating

Various studies in the fields of neuroscience have showed that through meditation techniques we can actually “train” our ability to feel compassion and empathy for others, as if it were a muscle of our body. In this sense, areas of our brain change when we train it to be more compassionate through meditation, and as a result, the chemistry of our brain changes activating areas that were not active previously.

There are no easy answers on how to raise people’s awareness and empathetic response. However, by adopting new habits that change the mentality and behavioural choices made on a day-to-day basis, anyone can reconnect their brain to be more empathetic.

One of these habits that allow compassion training, as demonstrated more and more, is to practice a rigorous mindfulness training and loving kindness meditation. This practice, although powerful, is very easy to do. All you need is take a few minutes every day to sit quietly and systematically send thoughts charged with love, well-being and compassion to: (1) family and friends; (2) someone with whom you have tension or conflict; (3) strangers and all living beings around the world who may be suffering; (4) connect with the feeling of self-compassion, forgiveness and love towards oneself.

Doing this simple 4-step practice literally reconnects our brain by involving neural connections linked to empathy. We can feel that the vessels in our brain change and open up to empathy just by spending a few minutes going through this systematic practice of meditation.

How much lightness and joy it is to know that we can improve our capacity to love and interact positively with those around us every day! You and I are the result of four billion years of successful evolution. Let’s act as such! 

Photo by: Hermes Rivera on Unsplash.

Comment entraîner notre cerveau pour être plus empathique et compatissant?

Nous entendons souvent dire que nous sommes venus au monde seulement pour nous battre pour nos propres intérêts et notre survie individuelle, mais, est-ce vrai? Ou, sera-t-il possible qu’en tant qu’êtres humains, nous ayons comme caractéristique instinctive la compassion qui nous pousse à nous préoccuper des autres? Celles-ci sont des questions largement discutées dans divers contextes de notre société et dont la réponse (selon la façon qu’elle est interprétée) a créé des paradigmes sur notre nature en tant qu’êtres humains. J’apporte à travers cet article quelques pistes pouvant nous aider à savoir comment entraîner le cerveau, afin de le rendre plus emphatique et compatissant.

En général, nous vivons dans une société qui favorise la compétitivité, l’individualité et les luttes entre les gens, favorisant une mauvaise interprétation de la Loi de la Sélection Naturelle de Darwin de la survie du plus apte. L’environnement artificiel existant dans les grandes villes, accompagné de progrès technologiques, a favorisé cette compétitivité, largement favorisée par le système politico-économique dominant. Cette substitution de la survie économique individuelle fait disparaître l’esprit empathique, coopératif et altruiste qui devrait nous conduire, en tant que société, dans une direction plus naturelle.

Mais qu’est-ce que c’est l’empathie?

L’empathie n’est rien d’autre que la capacité d’être en résonance avec les sentiments d’une autre personne. C’est la capacité d’identifier et de comprendre la situation de l’autre, de nous mettre « dans leurs chaussures » et ne voir plus les événements de notre point de vue, mais du point de vue de l’autre. Être empathique nous fournit des informations utiles sur la façon dont nous traitons les gens. L’empathie est une caractéristique extrêmement positive à avoir, car elle peut aider à créer de meilleures relations, un monde plus pacifique et harmonieux.

Nous sommes altruistes par nature

Dans son livre «Le temps de l’empathie», le biologiste Frans de Waal nous montre comment l’empathie et l’altruisme se manifestent chez les humains et les animaux. Par exemple, il a été scientifiquement prouvé que l’être humain a évolué dans un groupe, pas individuellement comme les autres espèces. Dans un prochain article, je présenterai des preuves de l’analyse du comportement des grands singes comme les chimpanzés, les bonobos et les singes capucins, ainsi que les dauphins et les éléphants, qui montrent que beaucoup d’animaux prennent soin de leurs semblables et sont prêts à aller à l’aide de leurs pairs, en certains cas même en risquant leur vie. Donc, l’empathie serait un trait ancestral qui caractérise les animaux et les Hommes, ce qui contredit la vision sombre de la nature humaine proposée par certains (par exemple, le célèbre psychologue Sigmund Freud).

Un cerveau empathique et compatissant: est-ce quelque chose de prédéterminé où peut être développé?

L’évolution et le monde naturel montrent que la condition de l’empathie et l’altruisme envers les autres est quelque chose qui fait partie de notre nature, mais il existe des preuves indéniables autour de nous que certaines personnes ont tendance ou une plus grande capacité que les autres pour exprimer et mettre en pratique ces traits. 

Du point de vue neuro-physiologique, l’empathie est la capacité d’être en résonance neurale avec des sentiments d’une autre personne. Des études menées par l’Institut de renom Max Planck en Allemagne ont montré que certains des processus autonomes (inconscients) de notre corps subissent des changements quand une personne «résonne» avec une autre. Des exemples de ceux-ci est le fait que nos pupilles se dilatent et/ou contractent, la température corporelle peux augmenter et le rythme de notre respiration s’altérer, entre autres. La partie du cerveau responsable de ce mécanisme s’appelle « gyrus supramarginal droit» et c’est une partie du cortex cérébral qui est à peu près à la jonction du lobe pariétal, temporal et frontal. Lorsque cette région du cerveau ne fonctionne pas correctement, ou lorsque nous devons prendre des décisions rapides, notre capacité empathique et la compassion sont considérablement réduites, selon les chercheurs. Cette zone du cerveau nous aide à distinguer notre propre état émotionnel d’autrui, révélant quelque chose d’inhabituel: que l’empathie pourrait être représentée par des structures cérébrales et des populations de cellules. 

Parce que les circuits neuronaux de notre cerveau sont malléables et peuvent se reconnecter par la neuroplasticité, la tendance de l’empathie et la compassion ne sont pas quelque chose de fixe. Nous devons apprendre à « nous mettre à la place des autres» pour renforcer les réseaux de neurones qui nous permettent de connecter d’une manière positive avec les sentiments et les circonstances des autres. Heureusement, ces résultats nous fournissent une preuve que la compassion est une compétence qui peut être formé, au lieu d’un trait de naissance stable et prédéterminée, comme on le pensait précédemment. Cela pourrait être appliquée à divers aspects si nécessaires, notamment améliorer les relations et la communication, et dans différents domaines comme les soins de la santé, l’éducation et les affaires.

Entraîner notre cerveau: aussi facile que s’asseoir, fermer les yeux et méditer!

Diverses études dans les domaines des neurosciences, ont montré que grâce à des techniques de méditation, nous pouvons réellement former notre capacité à ressentir de la compassion et de l’empathie pour les autres, comme s’il s’agissait d’un muscle de notre corps. En ce sens, les zones de notre cerveau changent lorsque nous l’entraînons à être plus compatissant à travers la méditation, et par conséquent, la chimie de notre cerveau change les zones d’activation qui ne l’étaient pas auparavant.

Il n’y a pas de réponses faciles sur la façon de sensibiliser les gens et d’apporter une réponse empathique. Cependant, en adoptant de nouvelles habitudes qui changent la mentalité et les choix de comportements au quotidien, n’importe qui peut reconnecter son cerveau pour être plus empathique. Une de ces habitudes qui permettent l’entraînement du cerveau a développé la compassion, comme démontré de plus en plus, est la pratique rigoureuse de la pleine conscience ou la méditation. Cette pratique est très puissante et facile à faire. Elle demande juste un peu de temps, quelques minutes chaque jour pour vous asseoir tranquillement et envoyer systématiquement des pensées chargées d’amour, de bien-être et de compassion à:

1) la famille et les amis;

2) quelqu’un avec qui vous avez des tensions ou des conflits;

3) les étrangers et tous les êtres vivants dans le monde qui peuvent souffrir;

4) se connecter avec le sentiment d’apitoiement, pardon et d’amour envers soi-même.

Faire cette pratique reconnecte littéralement votre cerveau en impliquant des connexions neuronales liées à l’empathie. Vous pouvez sentir que les vaisseaux de votre cerveau changent et s’ouvrent à l’empathie juste en passant quelques minutes à méditer.

Combien de légèreté et de joie est-ce de savoir que nous pouvons améliorer notre capacité à aimer et interagir positivement avec ceux qui nous entourent chaque jour. Nous sommes le résultat de quatre milliards d’années d’évolution réussie. Agissons comme tels! 

Photo par: Mayu Gala en Unsplash.

4 Ways You Can Use Inner Peace for Sustainability

Inner Peace is the first step towards sustainabiltiy

Climate change is rapidly becoming a big problem of our time. It creates and exposes vast inequalities, and it also threatens the delicate physical conditions needed for life to flourish. For peace and harmony to thrive on Earth, we must address the impact we’re having on the only home we’ve ever known.

But how? Climate change is a big problem, so how can we, the little people, really make a difference? It’s important to pressure politicians and corporations to make changes, but ultimately we are the ones who create our own reality, putting us in the driver’s seat for creating meaningful and long-lasting change.

Mindfulness brings inner peace, and from this position, we can tackle the problem of restoring balance, harmony and peace to the World.

Not convinced? Here are four ways inner peace contributes to sustainability:

1. Living with Compassion

Through mindfulness and meditation, we begin to see interconnectivity, interdependence and impermanence as the true Nature of things. And this perspective fosters compassion.

It starts with compassion for other living things and their suffering. All living things are in a conflict with the physical and metaphysical, and this causes great distress. Mindfulness and meditation allows us to see this, forcing us to approach problems from a position of compassion and not accusation.

But mindfulness also asks us to be aware of consequences. Recognizing the interconnectivity and interdependence of all things reminds us how each and every one of our actions has a consequence, positive or negative.

To achieve environmental sustainability, we need to express more compassion towards the delicacy, difficulty and fragility of life. And we also need to be mindful of our actions to make sure we are positively impacting the environment.

Furthermore, living life with compassion is a powerful way to achieve inner peace. It better equips us to deal with our emotions, and it helps us improve our relationship with ourselves and others. Using mindfulness and meditation to develop compassion helps us achieve peace with ourselves, but it also puts us in a position to live in better harmony with Nature and to tackle the environmental problems we face.

2. Patience as a Key

Patience is key to inner peace, and it’s also critical for tackling climate change and repairing any environmental damage we’ve done. Through meditation and mindfulness, we begin to relinquish control of the reality in which we live. There are some things simply out of our hands.

Achieving inner peace requires us to accept this fate. The frustration that comes from wanting something that cannot be is a great source of suffering. We must recognize our desires for what they are, and accept our powerlessness in whether or not that desire is met. But we must also have faith that awareness and mindfulness will steer us in the right direction.

Making changes in our own lives to promote harmony with Nature will not reverse the effects of climate change overnight. But this does not discount our efforts. Patience helps to ease our worries and concerns, and it reminds us that our actions do have an impact, helping us persevere on the long road ahead towards peace and harmony on Earth.

3. Accepting Impermanence 

Everything is impermanent. Empty. Attachment leads to suffering. This is evident in our societies today. We have so many things, yet happiness still eludes us. Because once we get something, we are immediately dissatisfied and want something else.

Learning to detach from things breaks this cycle. It stops the chasing and pursuing and makes us more mindful and aware of what we have. This allows us to live with more gratitude, and to better experience the love, compassion, harmony and joy that is often right in front of us.

Accepting impermanence and being more mindful of where you are and what you have will bring peace, but it’s also a key change we need to make on our quest towards sustainability.

Our attachment to material things holds us back. It produces an economic paradox: we must grow infinitely in a finite world, which puts tremendous stress on the environment. And our perennial dissatisfaction and desire for more creates incredible waste that threatens life all over the planet.

Embracing impermanence brings peace within, and it gives us a chance at building more sustainable societies.

4. Choosing Positivity

Our thoughts have the power to create the reality in which we live. If we live with fear, anger, guilt or hate, these emotions will manifest themselves in our reality forever. Our collective focus helps determine the future.

This is why Mother Theresa said she’d never attend an “Anti-War” protest but would always go to a “Pro-Peace” rally. This small distinction has powerful implications. Being against something is still dedicating mental energy to that thing, which perpetuates its existence.

To some extent, we cannot control our thoughts; they arise from our experiences and environments. But we can control which one’s we engage with, especially when we practice meditation and mindfulness. When we learn to detach ourselves from our thoughts, we become better at choosing to act with love, compassion, harmony and joy.

Over time, by dedicating our mental energy to positive thoughts and emotions, the reality we create will reflect this positivity. And when lots of us around the world do this, we can shift our collective consciousness to help radiate and attract positivity, peace and harmony.

Think global, act local. Find your inner peace

This saying is popular among sustainability advocates, but it’s also relevant to mindfulness. Peace with yourself is the first step to Peace on Earth. It positions your actions as something truly connected to everything else, helping you live more in harmony with the true Nature of all things.

Practice Locally, Love Globally: Survival Guide For Liquid Times

liquid times

On staying sane in times of change. Part III (part I , part II )

When we go through transformative experiences such as an important trip, moving to another country, starting a new career path, becoming a parent, falling in/out of love, – we stop being “somebody”, the one we were before. We enter into a new dimension of ourselves which is unknown and more expansive than the previous one. This expansion is experienced in many levels at the same time (you became a parent and your house is not the same anymore, the empty room is now the room of the baby, you discover your impressive nurturing and loving capacity, and your patience, and how good is your partner in supporting – or not etc.) and comes with this new “identity” of yours.

When it comes about spiritual practice, the expansion beyond one’s known identity is also present, and one finds that deep meditation experiences are always described with the same words: “softness”, “lightness”, “indescribable peace”, “emptiness”, “centered”, “expanded” among experienced meditators. It´s like if everyone gets to the same headspace. As if profound experiences don´t differ much from one person to another. But how come that two different individuals have almost the same inner experience while going deep into meditation? One can say that, framing it in a structural perspective, the “somebody” – the one who meditates – becomes “nobody” – the one who experiences all the possibilities within without identification – and because is nobody, is everyone at the same time. 

Transformation – or change – is present at the level of our mundane life and at the level of our spiritual life too. Many spiritual doctrines teach about how one can become enlightened (a transformational process aiming at “seeing” or “knowing” things as they are) or knowing your true self (Atman), a saint (those of us “who are more perfectly transformed in the image of Christ” defines the “Lumen Gentium” No 50), how to stay closer to God or “to act according to the Light of the Creator” as Kabbalists explain, and so on. And none of these processes occur without experiencing a deep transformation within.

Whether you are moving into another country, experiencing a significant loss, falling in love, in the path of sanctity or spiritual realization, you are changing. Purists may raise a brow at this point since I´m comparing becoming a parent or traveling with the path of spiritual realization, but to me, they differ by visibility (how material or visible is the process of transformation) and calling (distinctions between what is profane and holy are, usually, the place where problems arise, and they are most of the times culturally biased – I´m not trying to say that divinity is not sacred, I´m pointing out toward a certain carefulness that is needed on this matter, especially in a globalized world). The “somebody”, the one who is aware of itself to the point of selfishness, when becomes a parent, is a “nobody”. The entire attention goes to the baby – it can´t be another way! – and all that happens around it.  The spiritual seeker, the “somebody” who seeks inner peace, wisdom or God, becomes a “nobody” in a profound meditation experience, in the Holy Communion or during the Praying time.

Our consciousness and reality are one and the same (check out my previous posts). By understanding all the aspects of our life as different dimensions of one single thing, by bringing up a core, center or unifying space within in which the “somebody” can surrender and become a “nobody”, we won´t feel lost or lacking the point of reference – a feeling that occurs very often when we experience change and transformation, especially in this “liquid modernity” as Bauman named it. On the contrary, we will embrace change, no matter how uncomfortable this change might be, because that´s the foundation of our human experience, that is what all of us (no matter our differences) experience in life. This understanding brings not only wisdom but also a greater compassion toward all living beings. And at the end of the day that counts because we are all having our own doses of fear, uncertainty, loss, gain, judgment, realization, and satisfaction, and we deserve some little peace in between.

Credits for the image @ajaychahal29