Ode à la paix: le cheminement vers soi

Il parait que la paix est comme le bonheur : un peu trop fugace mais moins téméraire !

Plus durable, diront certains…

En tout cas, elle est, à la fois, ce ciment qui nous ancre à la vie, et ce liant qui nous détache de ces incrédulités passagères.

Dites ! Y avez-vous déjà pris gout ?

Connaitre la paix intérieure est, sans conteste, un état vers lequel converge un grand nombre d’humains ici-bas. Néanmoins, ce sentiment de béatitude, qui allie à la fois équilibre du corps et de l’esprit, est très souvent parasité par certains aléas extérieurs : rythmes de vie effrénés, stress urbain, envie jouissive du toujours et encore ‘plus’, et bien d’autres perturbations qui semblent nous éloigner de l’essentiel.

Comment donc atteindre l’ataraxie, quand apprendre à faire le silence en soi devient inéluctable ?

L’homme, cet éternel insatisfait, est sans cesse à la quête de choses qu’il ne possède pas, croyant toujours que l’herbe est plus verte ailleurs. Mais il semblerait que ces impulsions comparatives soient à l’origine même de sa frustration, quand ‘satisfaction’ et ‘contentement’ ne sont plus au rendez-vous. Serait-ce donc une entrave à l’ambition ou au rêve, lorsque ce schéma nous empêche de profiter pleinement du moment présent ?

De plus, nos peurs sont souvent ces représentations biaisées, ô combien aveuglantes, qui nous empêchent véritablement de percevoir la ‘réalité’. Il suffirait donc, juste un instant, de changer de fenêtre sur le monde, pour qu’enfin nos perceptions ne soient plus embuées par la grisaille du brouillard, mais éprises par la lumière du jour.

Approcher la paix voudrait donc dire se laisser aller à la légèreté de la vie et accepter avec compassion ce qui ne peut pas être changé. Marc Aurèle, ce célèbre stoïcien s’exprime majestueusement sur la question : ‘Mon Dieu, donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d’accepter celles que je ne peux pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux.’

Alors, au fil de ces étapes, nous pourrions apprendre à saisir les moments de silence comme une chance inouïe, pour être moins dans l’action et plus dans la compréhension. Moins dans le jugement et plus dans la retenue. Moins dans la parole et plus dans l’écoute.

Nous pourrions dès lors commencer par respecter l’autre dans sa différence, accepter de le voir comme il est, et non pas comme on  voudrait qu’il soit. Accepter qu’espérer changer l’autre pour assouvir ces besoins n’est que pur égoïsme, et que nos erreurs de jugement sont un cheminement naturel vers notre progression intérieure. Et puis surtout, ne pas oublier de s’aimer. AIMER est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à l’autre. Notez que ce que l’on voit en lui et à travers lui est tout simplement notre propre reflet ; si nous le voyons plein d’amour, c’est que nous le sommes aussi ; et si nous le percevons derrière l’écran de la peur, c’est qu’elle est toujours présente en nous.

Après tout, le meilleur des pansements, n’est-il pas le temps ?

Nous pourrions laisser faire ce temps. Peut-être serait-ce un pas salvateur, non dictateur à nos compulsions émotionnelles amatrices ?

Que la clairvoyance et la compassion nous accompagnent, encore et toujours, nous : simples passagers de cette terre mère.

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By Salma Belkebir

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